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Santé 2.0 : Internet ne remplacera jamais le médecin #1

28 février 2011

1er billet et 1ère partie sur des réflexions autour d’Internet et de la Santé

De plus en plus de Français consultent Internet pour savoir ce dont ils souffrent (que ce soit pour des petites douleurs ou des inquiétudes plus grandes), mais Internet ne doit pourtant pas être un substitut de la médecine, et ne doit pas remplacer le relation essentielle usager-praticien – il doit la compléter, lui permettre d’aller plus loin et toucher les plus grand nombre. La Télémédecine à plusieurs objectifs et missions, dont une partie permettra sans doute de mieux cerner et activer la volonté de transparence des informations en santé délivrées sur le Web. A cet effet, le travail mené depuis plusieurs années par la Fondation HON va dans ce sens, en proposant une charte de qualité pour les sites et blogues qui parlent des domaines de la santé.

Internet ne remplacera jamais le médecin

Ne nous effrayons pas, Internet ne remplacera jamais le médecin, comme Internet ne remplacera jamais l’Homme. Nonobstant, Internet répond bien à un souhait général de toutes et tous, en délivrant de l’information et en permettant des échanges. Les usagers en santé souhaitent souvent mieux comprendre leur pathologie et avoir un maximum de sources d’information pour optimiser leur consultation médicale. Ces usagers informés et pro-actifs ont parfois accès à des informations qui vont rapprocher le dialogue avec le médecin, grâce à des questions plus intelligentes et un début de connaissance au niveau des termes et des recherches médicales, quand bien même un aspect général et vulgarisé.

Dans cette nouvelle direction et place qu’Internet prend dans notre vie, il est évident que les initiatives ne sont pas toutes au profit d’une humanisation et d’une réelle qualité et transparence. Cependant, les efforts de nombreux professionnels de la santé et des nouvelles technologies témoignent d’une volonté de délivrer des outils et des informations vertueuses, comme le témoigne l’optimisation de l’algorithme effectuée en ce sens par les moteurs de recherche comme Google. Étant donné que les internautes lisent et prennent leur enseignement grâce aux premiers résultats des requêtes de leur recherche, la véracité des informations médicales sur Internet n’est pas définitive et les informations les plus fiables seront sans nul doute portées encore plus en bonne position à l’avenir.

L’écran ne remplacera jamais la relation humaine du médecin au patient, mais les services qui vont se multiplier pourront sans doute palier des problèmes en apportant des solutions comme les échanges avec des médecins ou spécialistes résidant à des distances trop éloignées d’un usager qui serait désireux d’avoir des réponses à des questions simples et ne nécessitant pas forcément un déplacement. Par ailleurs, la Télémédecine (ou Téléconsultation) pourrait aussi se résumer à une amélioration de l’échange, puisqu’à défaut d’échanger au téléphone sans se voir, un patient pourrait parler avec son médecin par le biais d’une webcam, afin de préparer par exemple une visite « physique » ultérieure, mais nullement pour la remplacer.

Enfin, notons que la Télémédecine (ou Téléconsultation) est une réponse aux comportements des nouveaux et futurs usagers. La jeunesse actuelle utilise Internet plus que jamais et les écrans envahissent nos foyers. C’est donc un manque à gagner que de ne pas utiliser Internet dans les domaines de la Santé. Bien entendu la Téléconsultation ne sera jamais à la hauteur d’un échange physique et gageons que tout ce qui s’engage en ce sens sera au profit d’une amélioration de l’information et des systèmes d’accès en santé de tous les usagers.

http://www.youtube.com/watch?v=2GOBuAGdaPU

© Blog Consultationmedicale.org

La Psychothérapie soulagerait la fatigue chronique

28 février 2011

Psychothérapie et fatigue chronique : La Psychothérapie soulagerait la fatigue chronique selon une étude récente

Une nouvelle étude suggère que la psychothérapie et une augmentation progressive de l’exercice peut grandement bénéficier aux patients atteints du syndrome de fatigue chronique. Bien que cela puisse paraître une bonne nouvelle, les résultats – publiés dans la revue The Lancet – pourrait  déplaire à beaucoup de patients et intensifier un débat de longue haleine sur les causes de la maladie et comment la traiter.

Beaucoup de patients (ou usagers en santé), en citant deux études récentes de grande envergure, estiment que le syndrome peut être causé par des virus et apparentés aux symptômes de la leucémie (remarquée sur des études faites sur des souris), et ils réclament l’accès aux médicaments antirétroviraux utilisés pour traiter le virus qui cause le Sida. Ce traitement est très coûteux et devrait se poursuivre indéfiniment.

La nouvelle étude, effectuée dans des cliniques de Grande-Bretagne et financée par le gouvernement de ce pays, laisserait entendre que « des munitions » seraient donné à ceux qui pensent que la maladie est principalement psychologique ou liée au stress. Les auteurs notent que l’objectif de la thérapie cognitivo-comportementale, le type de psychothérapie testé dans l’étude, est de changer les facteurs psychologiques « supposés être responsables de la perpétuation des symptômes du participant et le handicap. »

Dans l’étude tant attendue, les patients qui ont été randomisés pour recevoir la thérapie cognitivo-comportementale ou la thérapie d’exercice, en combinaison avec des soins médicaux spécialisés, ont signalé une réduction des niveaux de fatigue et une plus grande amélioration du fonctionnement physique que ceux qui reçoivent les soins médicaux seuls. Il faut attirer l’attirer sur la formation des services médicaux sur la façon de reconnaître les signes de fatigue et d’ajuster leurs activités en conséquence.

Les interventions cognitives et comportementales décrites dans la nouvelle étude sont une série de sessions continue faite pendant plusieurs mois. Les chercheurs doivent aborder le rapport coût-efficacité des traitements dans un autre rapport. (Plusieurs des auteurs de l’étude ont rapporté des liens financiers avec l’industrie des assurances en santé.). En revanche, l’idée qu’une infection virale est responsable du syndrome de fatigue chronique, aussi appelé « encéphalomyélite myalgique« , a été proposé dès le début de foyers qui ont été étudiés dans le milieu des années 1980 aux États-Unis. Bien que des études ont montré que de nombreux patients atteints de la maladie ont des niveaux d’anticorps élevé pour plusieurs virus, aucun rôle causal n’a été démontré pour aucun d’eux. Une difficulté majeure réside avec la réalisation d’études sur le syndrome, c’est qu’il y a plusieurs façons de définir et d’identifier la maladie. Ces variations ont conduit à un large éventail d’estimations de sa prévalence. Les groupes de patients et certains chercheurs ont contesté les critères utilisés par les enquêteurs britanniques comme susceptible d’inclure de nombreuses personnes souffrant de dépression, ce qui provoque souvent une grande fatigue.

© Consultationmedicale.org

Sources : The Lancet

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